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...qui nous viennent des Pays-bas!
La langue nationale de ce petit pays au bord de la Mer du Nord s’appelle le néerlandais... et non le hollandais ! Avec 23 millions de locuteurs, le néerlandais est la sixième langue de l’Union européenne et a influencé près de 400 mots de notre vocabulaire.
Comme les Néerlandais sont un peuple de navigateurs, beaucoup de ces mots se rapportent à la navigation. Pensez, par exemple, à : amarrer, issu du verbe néerlandais aanmeren’ ; bâbord, du néerlandais bakboord’ (du côté du bac) ; beaupré, de boegspriet’ ; flotte, de vloot’ ; foc, de fok’ ; hisser, de hijsen’ ; hourque, de hulk’ ; mât, de mast’ ; matelot, de mattenoot’ (celui avec lequel on partage le hangmat ou hamac) ; prame, de praam’ ; tribord, de stuurboord’ (du côté du volant).
Peuple de pêcheurs, les Néerlandais nous ont donné les noms de plusieurs poissons, tels que le cabillaud (du néerlandais kabeljauw’), le colin (de koolvis’), le haringue (de haring’), et le maquereau (de makreel’).
Commerçants, ils ont apporté en France les termes commerciaux de blocus (de blokhuis’, ce qui dénote un établissement de douane), étape (de stapel’), fret (de vracht’) et kermesse (de kermis’).
Les Pays-Bas ont également enrichi la cuisine française avec des termes culinaires comme houblon (du néerlandais hop’) : Plutôt que du vin, les Néerlandais boivent de la bière, et pour produire celle-ci, il faut du houblon.
Le paysage néerlandais, plat et marécageux, a donné naissance à des mots comme polder, digue (de dijk’), wateringue (de watering’ : corporation chargée de la gestion des eaux) et le verbe hier (de heien’).
Superpuissance militaire au dix-septième siècle, les Pays-Bas ont exporté des termes militaires comme bolwerk’ (bastion, bulwark’ en anglais), qui s’est mué en boulevard’. Et comme à la même époque, la moitié des livres imprimés dans le monde l’étaient aux Pays-Bas, le mot néerlandais boek’ a donné notre mot bouquin’.
Encore d’autres mots d’origine néerlandaise nous sont parvenus par l’anglais : boss, du néerlandais baas’ (chef) ; dock, de dok’ ; scrabble (le nom du jeu), du verbe schrappen’ ; snack, de snakken’ ; et yacht, de jacht’. Il y aussi des mots qui viennent de l’Afrikaans, et qui nous sont arrivés encore par le biais de l’anglais : ainsi Boer (paysan) et apartheid.
D’autres exemples de mots français’ qui viennent en réalité des Pays-Bas sont : affaler (de afhalen’), bague (de bagge’), bloc (de blok’), bolduc (tiré de Bois-le-Duc, nom français de la ville néerlandaise de s-Hertogenbosch), clamp (de klamp’, colza (de koolzaad’), épisser (de splitsen’), estompe (de stomp’), haler (de halen’), huisser (de huis’, maison), plaquer (de plakken’) et potasse (de potas’).
Tout cela est sans compter le fait que les Francs étaient originaires de la province néerlandaise d’Overijssel. Les fondateurs Néerlandais’ du royaume de France ne nous ont pas seulement donné leur nom, mais aussi quelques 400 mots. Le français est donc, dans une certaine mesure, une langue néerlandaise, et sans le savoir nous parlons néerlandais. Mais c’est un Néerlandais qui le dit...
Source: R. Audenaerde |
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